Article de Sud-Ouest du 2 Octobre 2009.
Cauvignac -
Lévriers à adopter
On attendait le berger et son troupeau, samedi dernier, à Cauvignac. Mais, avant son arrivée, c'est à une transhumance nettement moins bucolique à laquelle on a eu droit.
Installés parmi les stands du vide-greniers, les bénévoles de l'association Lévrier mon amour venaient présenter des candidats à l'adoption. Ce chien, très prisé des aristocrates et des élégantes, était, jusqu'en 1844, employé pour la chasse à vue où sa pointe de vitesse lui permettait de rattraper un lièvre.
Si cette chasse est interdite en France, elle subsiste en Espagne où les galgos et autres podencos sont toujours utilisés.
Fin tragique
Car le chasseur considère son chien comme une arme, bonne ou mauvaise : la fin de son chien sera brève ou longue, selon que le maître estime la qualité de son chien.
Lorsque celui-ci n'atteint pas ou plus ses objectifs, après deux ou trois ans de service, il est au mieux abandonné, au pire torturé et son calvaire rappelle que l'homme est capable d'inventer bien des horreurs.
Sauver et adopter
Bien des associations travaillent à récupérer ces chiens, là où ils sont abandonnés, à demi-morts, pour les soigner et les proposer à l'adoption. L'association girondine arpente les fêtes et manifestations avec le but avoué de proposer des chiens à l'adoption mais surtout de faire cesser ces pratiques d'un autre âge.
À Cauvignac, des liens se sont tissés entre les candidats au port altier et les visiteurs, dont les enfants.
Renseignements sur le site de l'association : levriermonamour.asso-web.com.

